Première expérience d’une course organisée

Dimanche dernier j’ai couru ma première course organisée : La Strasbourgeoise. Une course de 5km réservée aux femmes et aux hommes déguisés 🙂 . Organisée pour la campagne octobre rose dans la lutte contre le cancer du sein.

La semaine dernière dans mon article https://pourquoi-pas-la-course-a-pied.com/comment-preparer-une-course-de-5km-a-j-7/ je proposais un plan d’entraînement pour préparer une course de 5km à une semaine du départ. Je l’ai scrupuleusement suivi et vous ferai part ci-dessous de mes impressions.

Entraînement :

  • Dimanche J-7 :

Pour l’échauffement j’ai finalement fait un footing de 30 minutes au lieu de 20. J’étais peut-être trop lente car je n’ai pas réussi à atteindre le lieu ou je fais mes accélérations en 20 minutes. Ce n’est pas grave, 10 minutes de plus d’échauffement ce n’est pas perdu. J’ai ensuite réalisé 8 accélérations progressives de 30 secondes avec 30 secondes de footing lent après chaque accélération. J’avais mal derrière les mollets après la séance.

Ce jour là, un ami sportif m’a indiqué que ma séance de dimanche était à placer la veille de la course. C’est ce qui va me booster le lendemain. Lorsque j’ai reçu ce conseil j’avais déjà fait la séance d’accélérations le dimanche.  Ce n’est pas grave, je la renouvellerai samedi.

  • Lundi J-6 :

En me levant j’avais des courbatures de la veille. J’ai réussi à courir. 40 minutes de footing lent au programme. Au bout de la 33ème minute j’ai failli abandonner car ça me tirait derrière les mollets mais j’ai retrouvé un élan de motivation qui m’a permis de terminer. Chrono : 40mn 5,70km à 8,62km/h en moyenne. J’étais contente.

  • Mardi J-5 :

Je me lève le matin, je suis courbaturée. J’ai mal derrière le genoux jusque dans le mollet. Je suis contente d’avoir placé un jour de repos, sans sport après les deux derniers jours d’entraînement. Je me suis étirée les jambes à la sortie de la douche. Le soir ça va mieux.

Ce jour-là j’applique le deuxième conseil que mon ami sportif m’a donné :  boire de la St Yorre dans les 30 minutes qui  suivent l’entraînement pour diminuer les courbatures. J’en ai acheté pour en boire dès le lendemain. 😉

  • Mercredi J-4 :

En me levant je remarque que je n’ai plus mal aux jambes. Le footing lent de 30 minutes s’est bien passé, en 30″51 4,34 km à 8,44 km/h en moyenne. Puis 10 minutes à rythme plus soutenu, j’ai essayé d’être régulière. Même si je n’allais pas aussi vite que je voulais c’était quand même une bonne séance. (en 11″27 1,70 km à 8,89 km/h en moyenne)

  • Jeudi J-3 :

Les 40 minutes de footing lent se sont bien passés 🙂

  • Vendredi J-2 :

Repos. Les deux jours précédents m’ont fatigué, j’étais contente de me reposer.

  • Samedi J-1 :

J’ai appliqué le conseil de mon ami sportif et j’ai renouvelé ma séance de dimanche dernier. Au bout de deux accélérations j’ai eu mal à l’avant de la cuisse gauche, sur le haut. J’ai testé une troisième accélération mais j’ai eu mal. J’ai stoppé l’entraînement. J’avais mal à la cuisse en levant la jambe et du mal à marcher. Je me suis ménagée le reste de la journée. Je suis restée chez moi, j’ai bu beaucoup d’eau et je me suis couchée tôt (22h) pour être sûre d’être en forme le lendemain.

  • Dimanche Jour J :

J’ai toujours mal à la cuisse. Je bois beaucoup d’eau. Je prépare mon sac pour la fin de course en y mettant de la St Yorre, un pull pour l’après course (il faisait que 11°), des épingles en rab pour le dossard des copines au cas-où.

Alimentation :

  • La semaine avant la course :

J’avais indiqué dans mon précédent article qu’il n’était pas nécessaire de manger des glucides à chaque repas, uniquement les séances qui demandent de l’intensité ou la veille de ces séances. Mon ami sportif m’a dit qu’il faut au contraire en consommer tous les jours avant l’épreuve. Que c’est le carburant du muscle et qu’il fallait commencer à en consommer régulièrement cinq jours avant l’épreuve. J’ai donc mangé des pâtes une fois par jour, le midi. Cela ne m’a pas  posé de problème car j’adore les pâtes!

  • La veille de la course :

J’ai essayé de respecter les préconisations dans mon précédent article et de ne pas ingérer les produits déconseillés. C’est très difficile à respecter au quotidien. Je n’y suis pas arrivée. La veille de la course j’ai mangé un hamburger fait maison et j’ai bu du vin.

  • Le petit déjeuner :

J’ai mangé le muesli que je prends d’habitude avec du fromage blanc. J’ai mangé une plus grande quantité que d’habitude afin que cela me tienne au corps pendant la course. En boisson j’ai bu un verre de jus d’orange. Je n’ai pas du tout été en manque d’énergie pendant  l’épreuve.

Sommeil et repos :

Je n’ai eu aucun mal à respecter les jours de repos. J’ai très bien dormi toute la semaine. Notamment après les séances avec les accélérations progressives. Je n’ai eu aucun mal à me coucher tôt la veille de la course. Sûrement parce que j’ai l’habitude de me lever à 5h30 le matin du coup, je veille moins tard. Et comme j’avais mal à la cuisse je ne voulais pas me faire mal davantage . J’ai également très bien dormi dimanche soir, le soir après la course. J’avais encore mal à la cuisse et le lendemain je n’avais plus mal du tout. J’avais trop épuisé mon corps, il avait besoin de repos.

La course:

  • Descriptif :

Je me rends au point de rendez-vous. Les copines ne sont pas encorelà, je ne les trouve pas. 15 minutes avant le départ je vais dans le sas, il y a du monde, pleins de groupes. Finalement une amie me trouve, je rejoins le groupe à la fin de la file. Lorsque le départ a été lancé le sas s’est vite dégagé, on a pratiquement pu s’élancer tout de suite. Les filles avec qui je cours ont un rythme plus soutenu que le mien, ce n’est pas grave, je vais les suivre. Dans le sas j’avais déjà envie d’aller aux toilettes. Je me suis dit ce n’est pas grave, j’irai à la fin. Au bout du 1er km je n’en pouvais plus, je savais que je n’allais pas pouvoir attendre la fin (5km). Je m’arrête donc dans un bar, et j’ai rattrapé le groupe par la suite. J’ai accéléré pour les rattraper, je courais au-dessus de ma vitesse habituelle mais j’étais régulière dans ma foulée et ma respiration. Je ne voulais pas non plus terminer la course à bout de souffle. Le reste de la course s’est très bien passé. Il y avait quelques ralentissements lorsque les rues étaient plus étroites mais c’est normal quand près de 12000 personnes courent en ville. Très bonne ambiance, les filles s’encourageaient, les passants aussi. Que du bonheur en passant la ligne d’arrivée avec les copines. Cette course est à ne définitivement pas faire pour le chrono, ce qui compte c’est s’amuser. C’était possible de courir à son rythme, on était pas entassées, on ne se marchait pas dessus. Bonne surprise. Je la referai sûrement l’année prochaine.

  • Ce qu’elle m’a apporté :

Cette course était enrichissante car je suis sortie de ma routine . J’ai couru d’une manière différente que lorsque je m’entraîne seule. Je me suis dépassée. J’ai oublié la douleur dans ma jambe même si le soir j’avais encore mal. Cette course m’a permis de me défouler. J’ai adoré l’esprit de cohésion entre les coureurs. Courir dans les rues, sur la route et sans voitures on a l’impression de s’approprier la ville. C’était chouette. J’ai bien aimé courir avec du monde autour de moi et mes amies, cela permet de se motiver si on flanche. J’étais bien fatiguée de ma journée mais c’était une bonne fatigue. Je suis contente de ne pas avoir fait cette course seule. Pour ce genre d’évènement ça aurait été un peu déprimant de la courir seule.

La préparation et la course m’ont beaucoup appris. J’ai réussi à respecter l’entraînement prévu, je n’ai pas eu de baisse de motivation. Je suis contente. J’ai appris à écouter mon corps en respectant les temps de repos lorsqu’il était fatigué et à ne pas forcer lorsque j’ai eu mal à la cuisse. Je suis contente d’avoir eu des conseils de coureurs que j’ai appliqué et qui m’ont bien aidé. J’ai définitivement adopté la St Yorre et le régime pâtes ! La prochaine fois je ne boirais peut-être pas autant avant la course mais plutôt pendant pour éviter des gênes inutiles.

Je suis contente d’avoir appris autant de choses en une semaine et cela ne m’a pas du tout dégoûtée à faire d’autres courses. Au contraire. Normalement je vais faire l’Ekiden marathon le 29 octobre avec les copines. C’est une course en relais. J’ai hâte d’y être.

N’hésitez-pas à mettre ci-dessous vos commentaires sur les courses que vous avez faites ou sur celles que vous préparez. Qu’est-ce que vous attendez de ces courses ? Quels sont vos ressentis ?

                                                                                  Aurélie BOI

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