Compte rendu les 10km de la bruche

Voici le compte-rendu de la course les 10km de la Bruche qui s’est passée à Ernolsheim sur Bruche (67).

Je vous dis tout sur la préparation que j’ai faite et sur le déroulé de la course.

Cet article vous donnera des pistes pour préparer une course de 10 km sans pression 🙂

                                                          Sur la ligne de départ

LA PREPARATION

SE REMETTRE EN FORME

Depuis quelques semaines, je passe beaucoup plus de temps au travail que d’habitude et je consacre donc moins de temps à la course à pied. Je ne cours plus que le week-end alors qu’avant j’arrivais à caser 3-4 sorties par semaine.

Comme il m’est arrivé de parcourir 10km lors de mes sorties longues, je savais que je pourrais terminer la course. Toutefois, vu mon peu d’entraînement, je ne me suis pas fixé d’objectifs niveau chrono. Je ferais cette course pour le plaisir et j’irai à mon rythme comme j’ai l’habitude de faire. Ça ne sert à rien de s’entraîner à fond les derniers jours. C’est comme ça qu’on se fatigue et qu’on se blesse. 

Vu mon objectif et le peu d’entraînement que j’ai, j’ai décidé d’axer ma préparation sur la remise en forme de mon corps. J’ai décidé de me reposer et d’évacuer le stress du boulot car courir en étant anxieux et stressé ce n’est pas bon pour l’organisme. Je me suis donc changée les idées en voyant mes amis ! J’ai aussi beaucoup dormi, mon corps avait besoin de se remettre de la fatigue accumulée des semaines précédentes.

J’ai aussi surveillé mon alimentation les quelques jours avant la course. Normalement il faudrait faire attention tout le temps ou au moins quelques semaines avant le jour J mais ces dernières semaines ont été difficiles pour moi. Avec le beau temps, les sorties entre amis se multiplient, on boit plus d’alcool et on mange plus gras. En tous cas c’est toujours mieux de faire attention quelques jours avant que pas du tout. 😉

Pendant le week-end qui précède la course j’ai limité (je n’ai pas réussi à faire zéro) ma consommation d’aliments gras et d’alcool et la veille de la course je n’ai pas bu une seule goutte d’alcool.

ENTRAINEMENT AVANT LA COURSE

La dernière fois que j’ai couru c’était 8 jours avant la course. J’ai donc décidé de courir le samedi et le dimanche avant le jour J un petit 5km sans forcer, histoire de se remettre en jambe.

J’ai couru un footing de 5km le samedi et un autre le dimanche en y incluant des petites accélérations. Mais je n’ai pas forcé, je ne voulais pas me fatiguer inutilement. C’était juste pour avoir un peu de peps le jour J.

La veille de la course je n’ai pas du tout couru. C’était repos total.

POURQUOI JE FAIS CETTE COURSE ?

Je fais cette course pour passer du temps avec mon amie Eve que j’ai rencontré sur la course La strasbourgeoise 2017 voir article https://pourquoi-pas-la-course-a-pied.com/premiere-experience/

On a aussi fait l’Ekiden 2017 à Strasbourg  ensemble voir article https://pourquoi-pas-la-course-a-pied.com/preparer-course-de-7km-relais/. Notre passion pour la course nous a permis de nous connaître et depuis nous sommes amies.

Je fais aussi cette course pour changer des sorties que je fais seule. J’ai tendance à courir beaucoup de footing, je change rarement de rythme de course et ça ne va pas me faire progresser.

Je cours principalement que sur route et cette course me mettra en difficulté car le terrain sera vallonné. Toutefois, sortir de ma zone de confort c’est ce qui me fera progresser. Par exemple, lors de ma dernière course, c’était pour l’Ekiden Strasbourg 2017, j’ai couru la portion de 7km alors que je courais très peu cette distance. Même si je me suis entraînée, ça été difficile mais ça été un palier. Ça m’a permis de progresser et après cette course j’avais plus de facilités à  courir 7km et ça m’a surtout permis de passer le cap des 10km.

Je fais aussi cette course pour retrouver l’esprit des courses qui m’avait bien plu et que j’avais trouvé sur les 2 courses précédentes. Il y a un bon esprit d’équipe, tout le monde s’encourage. C’est top !!!! C’est une émotion porteuse qui booste. Il y a plein d’énergies positives. 🙂

LA COURSE

Je me suis couchée à 22h30 la veille pour avoir un bon sommeil réparateur et être en forme le lendemain. Je me suis levée à 6 heures. J’ai pris un bon petit déjeuner : jus d’orange, thé, gâteau chocolat banane fait par mon amie Mélanie, yaourt nature avec du muesli. Ce sont des aliments que j’ai l’habitude de manger et que je supporte. Ce n’est pas le moment de tester de nouveaux quelques heures avant la course 😉

Avec Eve on s’était donné rendez-vous à 9 heures à Ernolsheim. La course commençait à 10 heures. Cela nous laissait le temps de récupérer le dossard et de papoter un peu !

Eve est venue avec des membres de la Eckbo Team. C’est un club de course à pied à Eckbolsheim. Tout le monde est très sympa. Je m’incruste pour faire l’échauffement avec eux. Quelques tours de parkings en courant et c’est l’heure d’aller sur la ligne de départ. La course va commencer !

Je ne stresse pas. Je suis en forme et je sais que la course va bien se passer. Même si je n’ai pas d’objectifs de temps de course, je veux terminer la course sans marcher.

On se souhaite tous de réussir nos objectifs. Le départ est donné et tout le monde s’élance dans la course.

1ER km :  tout le monde me double !  Je suis pratiquement la dernière. Ce n’est pas possible, je suis si lente que ça ? Je me dis qu’il faut que j’accélère mais je résiste à la tentation. Je garde mon rythme et par la suite j’aurai confirmation que j’ai eu raison de le faire.

Un peu après le 1er km : première petite montée. Je m’économise. J’y vais doucement, j’arrive au niveau d’une fille. Je discute un peu avec elle, ça va bien. Je pousse un peu, je la double. Je vois que ça va toujours et je garde ce rythme.

Ensuite on prend un chemin dans les champs. Ça monte un peu et on le sent tout de suite quand on n’a pas l’habitude comme moi de courir sur ce type de terrain. Je gère ma respiration, je maintiens le rythme. Tout va bien.

Après il y a un petit passage de plat, je suis à nouveau tentée d’augmenter ma cadence de course mais je ne le fais pas, je décide de conserver mes forces.

Au 4ème km il y a la plus grosse montée du parcours. Je commence doucement, c’est dur. Je me dis qu’il faut que j’y aille lentement pour ne pas me cramer pour le reste de la course mais arrivée au quart de la côte je me dis qu’à ce rythme je n’y arriverai pas. La durée de l’effort sera trop longue, je n’en voyais pas le bout. Je décide donc d’accélérer. Je monte très rapidement la côte, je me dis que le terrain sera forcément plat après et que je pourrai récupérer à ce moment-là. J’arrive en haut à bout de souffle mais c’est super ! Je continue à courir, j’ai le souffle saccadé. Par la suite le terrain est toujours vallonné. Je récupère de mon effort et je régule mon souffle pour à nouveau avoir une respiration régulière.

Avant d’arriver au 5ème km un organisateur me dit que le ravito n’est pas loin. Ça motive ! Même si je n’avais pas prévu de m’y arrêter, je vais quand même le faire par sécurité. Même si je me sens capable de continuer sans m’arrêter, j’avais peur de ne plus avoir assez d’énergie et de terminer la course sur les rotules. Je m’arrête 1mn au stand pour boire des verres d’eau, manger des abricots séchés, admirer la vue et discuter avec les organisateurs. Ça m’a reboosté, je repars !

                                        Super vue pour la pause au ravito !

Tout de suite après le ravito ça redescend, ça fait du bien. Par la suite il y a quand même quelques petites montées. Elles ne sont pas aussi grandes que celle avant le quatrième kilomètre mais bon c’est quand même vallonné. Quand on n’est pas habitué, c’est sportif ! Heureusement que les organisateurs sont là pour nous motiver et pour nous encourager.

Entre le 6ème et le 7ème km c’est plat, tout va bien. Je suis en mode balade tranquille et je décide encore de m’économiser pour la fin.

Au 8ème km c’est un peu difficile. Il fait chaud, j’ai déjà la gorge sèche mais au loin il y a un petit groupe que je ne perds pas de vue et qui m’aidera à garder le rythme jusqu’à la fin de la course.

Au 9ème km j’accélère un peu. Ça va, je profite de ma course. Je suis contente, j’ai fait le plus dur.

Ensuite j’accélère de plus en plus jusqu’à l’arrivée. Je suis contente, j’ai atteint mon objectif. J’ai terminé ma course avec le sourire en courant tout du long, sauf pour la pause ravito bien sûr, je ne me suis pas arrêtée, pour moi c’est une course réussie !

J’ai bien aimé cette course car les paysages sont superbes. On passe en forêt et dans les vignes. Les organisateurs sont super sympa, les coureurs aussi et je suis contente d’avoir vu ma copine Eve qui m’a attendue à l’arrivée !

A l’arrivée avec Eve et son bout de chou 🙂

Niveau chrono j’ai terminé en 1h06 (temps sur l’application Pedometer) et officiellement j’ai terminé en 1h07 comme je me suis arrêtée au ravito.

Pour une 1ère course je suis très contente. J’ai pris beaucoup de plaisir, je trouve que j’ai bien géré ma course et si je devais recommencer je referai exactement la même chose !

Maintenant j’ai envie d’améliorer mon chrono. Je vais travailler en ce sens pour réussir tout en me faisant plaisir bien sûr !

Ce que j’ai appris avec cette course est qu’il faut se faire confiance. Ayez confiance en vous et en vos capacités. Abordez les courses comme vous le sentez et en fonction de vos objectifs et envies. A partir de là vous passerez un bon moment. 🙂

                              Photo prise par Alsace Running !

J’espère que ce compte rendu vous aidera à préparer votre première ou prochaine course de 10km.

N’hésitez pas à partager dans les commentaires vos expériences. Est-ce que vous avez des courses de prévues ? Comment vous allez vous les préparer ? Comment avez-vous vécu vos courses ?

Aurélie Boi

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